Le Monde a écrit:Le nombre des virus, vers, logiciels espions et robots placés sur des réseaux informatiques dans le monde était de 1 122 311 à la fin de l'année 2007, dont près des deux tiers ont été créés au cours de cette même année, constate la firme de securité Symantec dans son dernier rapport semestriel sur les menaces pesant sur la sécurité d'Internet. Ces logiciels parasites tirent parti de la logique du Web 2.0 : plutôt que de nourrir des attaques massives, ils visent de plus en plus des ordinateurs individuels fonctionnant de façon légitime au sein de réseaux transformés en agents de dissémination. "Le Web lui-même est maintenant le premier canal pour mener des attaques", relève la firme qui est le leader mondial de son secteur.
Derrière la cible informatique, c'est en fait l'utilisateur lui-même qui est l'objet de la cybercriminalité : il s'agit de tirer parti de sa confiance à l'endroit de certains sites, comme les réseaux sociaux, afin qu'il laisse agir sur son ordinateur et qu'il ouvre sans méfiance les documents qu'il y charge. Le logiciel espion, aussi appelé "cheval de troie", qui permet de prendre le contrôle d'une machine connectée au réseau, représente 71 % des cinquante codes infectieux les plus utilisés au cours du second semestre 2007. Mais le "Mpack" ou le "Icepack Web-Attack", des boîtes à outils informatiques vendues sur le marché noir de la criminalité, diffusent deux nouvelles tendances : la modification furtive des navigateurs et la modification discrète de pages Internet (en anglais, le "phishing"), notamment sur des sites financiers.
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